January 19, 201016 yr je pensais pas que ca arriverai. JaL depose bilan, plus de 17 milliards de dettes...Ca fait bizzard quand meme
January 19, 201016 yr Ils ne sont pas tout à fait morts...Il y a une négo en cours (et bien avancée) entre JAL et Delta. Le dépot de bilan est le moyen de bloquer les créances. Mais même si l'accord va à terme, la casse humaine sera lourde : plusieurs milliers de salariés. Il est bien loin le Japon de l'emploi à vie.
January 19, 201016 yr je pensais pas que ca arriverai. JaL depose bilan, plus de 17 milliards de dettes...Ca fait bizzard quand memeIl est un principe de gestion que la plupart des compagnies aériennes ne veulent pas mettre en pratique quelque soit leur nationalité:On ne peut dépenser plus qu on ne gagne.Entre les sur-effectifs notoires , les salaires souvent surélevés et la multiplication des modèles d'avions de toutes sortes sans parler du fait que certaines ne veulent pas renoncer à de vieux gros porteurs hyper consommateur de carburant, il suffit de la dérive exponentielle du prix du carburant pour achever un groupe sur-endetté. Air France (qui ne prenait pas dans ses comptes l'amortissement du Concorde!), El Al, American, TWA, et bien d'autres sont soit tombées soit maintenues artificiellement en vie à coups de facilités dont le contribuable paie allègrement la note!J'ai dans ma vie d'analyste étudié nombre de ces compagnies et la débâcle de JAL ne me surprend pas du tout.La seule compagnie (et encore je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui n'étant plus en activité) qui a su surmonter les crises et afficher un taux record de croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires et de ses résultats réels, pendant de nombreuses années, fut Southwest Airlines dont la gestion était hors de pair et qui avait la sagesse de s'en tenir à un seul type d'appareil le 737 et ses dérivés ce qui simplifiait entre autres la maintenance de son stock de pièces de rechanges et avait une politique draconienne d'horaires pour éviter de payer des minutes d'immobilisation sur les aéroports. Elle a aussi évité le coût des hub qui rallonge inutilement les déplacements des passagers d'un point à un autre et avait un rôle fidèlisateur de sa clientèle.A titre d'exemple voici un cas vécu de mauvaise gestion dans une autre activité (le mot est faible): j'ai appartenu à un grand groupe industriel français devenu allemand depuis. Je m'occupais du contrôle des filiales françaises du groupe et j'ai découvert en arrivant dans le groupe avec un de mes collègues qu'une des filiales avait immobilisé dans ses comptes la Caravelle qui avait été louée à Air France 5 ans plus tôt pour l'inauguration d'une nouvelle usine. La société amortissait allégrement dans ses comptes un avion qui ne lui appartenait pas et personne ne s'en était aperçu pas même le fisc!Claude Claude
January 20, 201016 yr Il est un principe de gestion que la plupart des compagnies aériennes ne veulent pas mettre en pratique quelque soit leur nationalité:On ne peut dépenser plus qu on ne gagne.Entre les sur-effectifs notoires , les salaires souvent surélevés et la multiplication des modèles d'avions de toutes sortes sans parler du fait que certaines ne veulent pas renoncer à de vieux gros porteurs hyper consommateur de carburant, il suffit de la dérive exponentielle du prix du carburant pour achever un groupe sur-endetté. Air France (qui ne prenait pas dans ses comptes l'amortissement du Concorde!), El Al, American, TWA, et bien d'autres sont soit tombées soit maintenues artificiellement en vie à coups de facilités dont le contribuable paie allègrement la note!J'ai dans ma vie d'analyste étudié nombre de ces compagnies et la débâcle de JAL ne me surprend pas du tout.La seule compagnie (et encore je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui n'étant plus en activité) qui a su surmonter les crises et afficher un taux record de croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires et de ses résultats réels, pendant de nombreuses années, fut Southwest Airlines dont la gestion était hors de pair et qui avait la sagesse de s'en tenir à un seul type d'appareil le 737 et ses dérivés ce qui simplifiait entre autres la maintenance de son stock de pièces de rechanges et avait une politique draconienne d'horaires pour éviter de payer des minutes d'immobilisation sur les aéroports. Elle a aussi évité le coût des hub qui rallonge inutilement les déplacements des passagers d'un point à un autre et avait un rôle fidèlisateur de sa clientèle.A titre d'exemple voici un cas vécu de mauvaise gestion dans une autre activité (le mot est faible): j'ai appartenu à un grand groupe industriel français devenu allemand depuis. Je m'occupais du contrôle des filiales françaises du groupe et j'ai découvert en arrivant dans le groupe avec un de mes collègues qu'une des filiales avait immobilisé dans ses comptes la Caravelle qui avait été louée à Air France 5 ans plus tôt pour l'inauguration d'une nouvelle usine. La société amortissait allégrement dans ses comptes un avion qui ne lui appartenait pas et personne ne s'en était aperçu pas même le fisc!ClaudeC'est t'y pas de la délinquance en col blanc??Je me souviens d'avoir entendu dire que Air France changeait allégrement ses modes d'immobilisation, jonglant entre les linéaires et dégressifs, tout comme Disney Paris, qui, pour des besoins de résultats ou plutôt de non résultat amortissait des frais sur une période bien plus courte qu'initialement prévue; tout çà plombe les comptes et me fait dire que lesdits comptes sont ce que veulent les dirigeants, vis à vis de leurs actionnaires et de leurs intérêts propres; quel crédit y accorder?? François
January 20, 201016 yr C'est t'y pas de la délinquance en col blanc??Je me souviens d'avoir entendu dire que Air France changeait allégrement ses modes d'immobilisation, jonglant entre les linéaires et dégressifs, tout comme Disney Paris, qui, pour des besoins de résultats ou plutôt de non résultat amortissait des frais sur une période bien plus courte qu'initialement prévue; tout çà plombe les comptes et me fait dire que lesdits comptes sont ce que veulent les dirigeants, vis à vis de leurs actionnaires et de leurs intérêts propres; quel crédit y accorder??N'utilisons pas de termes qui pourraient être inappropriés (oups c'est du franglais ça :( ). Le changement de méthodes d'amortissements est tout à fait autorisé par contre l'abus de ces changements peut entrainer des redressements par le fisc à qui on ne la fait pas comme on dit. Par ailleurs un analyste financier digne de ce nom ne se fit surtout pas aux résultats publiés par les entreprises et s'intéresse, s'il est sérieux, au véritable cash généré par l'exploitation, le seul agrégat financier digne de ce nom et dont l'équivalent américain est l'operating cash flow.. Il mesure très précisément ce qui est rentré dans les caisses de l'entreprise sans impact des tripatouillages de provisions et amortissements, sans parler des profits et/ou pertes non récurrentes de l'exercice. Une entreprise ne saurait être rentable et avoir une véritable chance de survie si cette notion n'est pas strictement positive et croissante sur le moyen/long terme.La sanction en parallèle se fait par le biais de la cotation en bourse qui s'effondre et qui a son tour prive l'entreprise de ses moyens de financement.C'est un peu comme un ménage: si le solde de ses dépenses et de ses recettes, après déductions de ses dépenses obligatoires, n'est pas positif, il est obligé de s'endetter et donc génère de nouvelles dépenses obligatoires (le remboursement des crédits avec leurs intérêts) et à terme se trouve en faillite potentielle qui l'amène à demander la clause de sur-endettement pour ré-échelonner sa dette. Aux USA c'est la procédure du Chapter 11 et en France c'est le dépôt de bilan à ne pas confondre avec la liquidation qui ne survient que si aucune solution n'est trouvée pour rétablir l'activité vers une tendance saine.En conclusion les dirigeants peuvent tripoter les comptes mais ils s'exposent à une perte de crédibilité du coté des analystes financiers dont le métier est de regarder sous les draps comme des petits cochons que nous sommes! :( !On a été formé pour ça! Un des plus grands groupe industriels français, SEB, en a fait les frais dans les années 70 et il a fallu l'énergie de son nouveau et remarquable Directeur Financier, Bertrand Dupond qui a mis prés de 15 ans à restaurer la crédibilité de l'entreprise face au marché grâce à son sérieux et à sa compétence. Il fut nommé ensuite directeur général du groupe.Le grand problème actuel est la course effrénée aux dividendes poussée par les traders au détriment du réinvestissement d'une large part des résultats dans des actions stimulant la croissance de l'entreprise. La vision à court terme du profit immédiat masque l'objectif du long terme qui est la croissance de l'entreprise pour asseoir une politique de distribution raisonnable mais continue. L'actionnaire oublie trop souvent ou ne sait pas que la valeur de son action n'est autre que la capitalisation sur la durée des dividendes à venir. S'il veut tout avoir tout de suite, il n'y aura rien après et le cours s'effondrera.Claude Claude
January 20, 201016 yr N'utilisons pas de termes qui pourraient être inappropriés (oups c'est du franglais ça :( ). Le changement de méthodes d'amortissements est tout à fait autorisé par contre l'abus de ces changements peut entrainer des redressements par le fisc à qui on ne la fait pas comme on dit. Par ailleurs un analyste financier digne de ce nom ne se fit surtout pas aux résultats publiés par les entreprises et s'intéresse, s'il est sérieux, au véritable cash généré par l'exploitation, le seul agrégat financier digne de ce nom et dont l'équivalent américain est l'operating cash flow.. Il mesure très précisément ce qui est rentré dans les caisses de l'entreprise sans impact des tripatouillages de provisions et amortissements, sans parler des profits et/ou pertes non récurrentes de l'exercice. Une entreprise ne saurait être rentable et avoir une véritable chance de survie si cette notion n'est pas strictement positive et croissante sur le moyen/long terme.La sanction en parallèle se fait par le biais de la cotation en bourse qui s'effondre et qui a son tour prive l'entreprise de ses moyens de financement.C'est un peu comme un ménage: si le solde de ses dépenses et de ses recettes, après déductions de ses dépenses obligatoires, n'est pas positif, il est obligé de s'endetter et donc génère de nouvelles dépenses obligatoires (le remboursement des crédits avec leurs intérêts) et à terme se trouve en faillite potentielle qui l'amène à demander la clause de sur-endettement pour ré-échelonner sa dette. Aux USA c'est la procédure du Chapter 11 et en France c'est le dépôt de bilan à ne pas confondre avec la liquidation qui ne survient que si aucune solution n'est trouvée pour rétablir l'activité vers une tendance saine.En conclusion les dirigeants peuvent tripoter les comptes mais ils s'exposent à une perte de crédibilité du coté des analystes financiers dont le métier est de regarder sous les draps comme des petits cochons que nous sommes! :( !On a été formé pour ça! Un des plus grands groupe industriels français, SEB, en a fait les frais dans les années 70 et il a fallu l'énergie de son nouveau et remarquable Directeur Financier, Bertrand Dupond qui a mis prés de 15 ans à restaurer la crédibilité de l'entreprise face au marché grâce à son sérieux et à sa compétence. Il fut nommé ensuite directeur général du groupe.Le grand problème actuel est la course effrénée aux dividendes poussée par les traders au détriment du réinvestissement d'une large part des résultats dans des actions stimulant la croissance de l'entreprise. La vision à court terme du profit immédiat masque l'objectif du long terme qui est la croissance de l'entreprise pour asseoir une politique de distribution raisonnable mais continue. L'actionnaire oublie trop souvent ou ne sait pas que la valeur de son action n'est autre que la capitalisation sur la durée des dividendes à venir. S'il veut tout avoir tout de suite, il n'y aura rien après et le cours s'effondrera.ClaudeMerci pour cette démonstration d'économie, Il ya bien des notions qui échappent au commun des mortels dont je fais partieBonne soirée François
January 20, 201016 yr Version amérindienne de la fable Le corbeau et le renard. Il y avait un jour un maitre corbeau sur sa branche perché. Un lièvre qui passait par la lui demanda ce qu'il fessait. Je me poigne le cul mon pot, répondit le corbeau (expression de chez nous qui veut dire ne rien foutre) cool lui répondit le lièvre puis je t'accompagner. Monte avec moi et fait de même mon cher. Mal habile et incapable de grimper aux arbres le lièvre lui demanda si ca gênais le corbeau qu'il reste au bas pour se poigner le cul. Pas de problème mon cher fait comme bon te semble. Un renard qui passait par la aperçu le lièvre et d'un seul bond l'avala. La morale de cet histoire est que : si vous voulez vous poigner le cul en toute sécurité, assurez vous d'être haut placé.Jean
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